Archive mensuelle de mai 2010

Spectacle de peinture et exposition Ibara

                                             INVITATION   A L’ESPACE IBARA

                                                   TOUS LES DIMANCHES

                                           DU 2 MAI AU 10 OCTOBRE 2010

                                           à partir de 15H visite de la galerie

                                           à 16H30 show de peinture en direct

                                                              ENTREE LIBRE

                              Venez nombreux, les enfants sont les bienvenus

                                      L’Espace Ibara est situé : 2 rue du péron

                                         hameau de « Chevresis les dames »

                                                la Ferté Chevresis 02270

                                     entre les villes de St Quentin et Laon D26

                                       de Paris : A1-A29-A26(sortie12)D26

                                       de Reims :A26(sortie12)D26

                                       de Belgique-Lille :A1-A26(sortie12)D26

                                               tel : 0323212944-0610905633

                                               courriel : ibara@wanadoo.fr

                                     

                                                            

Voyage au bout d’une saison (coup de coeur d’Ibara)

Je vous présente un texte magnifique d’un écrivain  (qui laisse loin derrière lui les Sollers, Angot, Jardin,  Nothomb, d’Ormesson et autres paillassons littéraires) au style à couper de souffle qui se cache derrière le pseudonyme de Antoine le maudit je l’ai découvert grâce à mon blog , il se prétend infréquentable, j’outrepasse son avertissement et me délecte de ses écrits…Ibara

Oh que de jolis bourgeons , que de folles éclosions sous un soleil naissant.

Verdoyant, luxuriant, tout ce vert si drapé, si vivifiant !

La vie resuscite d’un bond , d’un sursaut, dans un éclat de folie, grandeur nature ! Feuillage ébouriffé, tenue florale sensuelle ! Rose, violette, jaune, rouge, bleue, que de dentelles nuances ! Créativité du Grand Esprit! Magicienne Dame Nature ! Un batifolage pictural ! Ô fragrance délicieuse ! Quel envoûtement sauvage ! Senteur exhalée ! Odeur tellurique ! Vapeur inhalée ! Si profonde, si lente, si délectable que l’énivrement s’ensuit ! Oh ! Oh ! Quel transport ! Quel voyage! Je décolle du monde ! Mes ailes naissent soudainement ! Je virevolte, bondit, sautille, caracole, décolle, envole, vole !

Fantastique vertige ! Je plonge, pique, coule, puis rejaillit dans un torrent féériquement violent ! Là ! Puissance des sens émoustillés ! Plane, plane ! Ciel azur, lumière divine, eblouissante, cristalline !

Puis cécité ! Tout est immaculé ! Je conçois, confesse, mon âme libre, follement excitée, fiévreusement dévolue ! Le doigt divin m’éffleure ! Non! Sensibilité ! Puis honte ! Contrition ! Pardon ! Clémence ! Démence ! J’avoue…enfin !

Le monde renaît ainsi chaque printemps, seul l’homme s’entête dans sa folie trompeuse ! L’homme ?… cruelle invention ! Œuvre diabolique, obsédée, opiniâtré funèbre ! Son monde artificiel aux cycles chaotiques ruisselle de sang à crédit ! Mégalomanie ! Monomanie délirante et ombrageuse ! Son univers froid, glacial, polaire, n’aspire qu’à la mort, la destruction ! La nature à son cycle scrupuleux, l’homme lui aussi arrive en fin de parcours, les voies de son destin semblent imminentes, inéluctablement scellées ! Voyez-le donc ! Lui ! Ce révolté défiant les dieux ! La nature humble, obéit aux saisons, aux lois les plus évidentes ! Tandis que l’homme, lui les brave, trouble, piétine, écrase, détruit, assèche, brûle l’Harmonie!

Oh vent doucereux ! Vent qui caresse ! Souffle délicat ! J’entends ton cœur battre dans les arbres! Les feuilles se bercent sur ta poitrine ! Je respire mélodieusement ton pouls ! Je revis ! Je t’ois ! Oui ! Joie aussi !…puis peine. Ah que suis-je donc ? J’appartiens à la race des maudits ! Maudit ! Maudit ! Les maux dits ne peuvent rester vains mots ! Enfin le temps des révélations s’accomplit ! Nos actes se dénudent ! Lumière ! Puis le vent fâché, gronde sa colère ! Tonnerre ! Éclair ! Zippp et zappp ! La foudre zigzague puis s’écrase sur le sol ! Les morts tremblent sous terre ! Personne, nulles âmes ! Tout semble sans vie ! Le silence impérissable triomphe. Écoutez donc sots de la terre, le Requiem de la vie ! Mineure, majeure tonalité ! Danse! Danse ! fleur sauvage . Valse ! pâquerette des champs. Chante ! oiseau fugueur vagabond ! Livrez moi votre génie ! Ivraies vous aussi ! Votre divine méchanceté fait encore jaser les blés innombrables !

Nature ! Mère nourricière! permettez-moi ainsi de vous rendre hommage en ces temps obscurs.

Amen…



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