Archive mensuelle de février 2011

Narcissisme parental (dessin d’Ibara)

Hier, un couple d’amis est venu me rendre visite. Mathilde, la femme, bavarde et un peu déjantée, n’a cessé de me faire la publicité  d’un bouquin qu’elle venait de lire et qu’elle trouvait génial. Ce livre a pour titre « La famille narcissique ». Pendant qu’elle discourait et que son mari François s’assoupissait, j’ai réalisé le dessin ci-dessus. Quand elle s’est rendu compte du résultat qui illustrait ses propos, elle m’a regardé furibarde et m’a dit « Vraiment Ibara! Je crois que tu es irrécupérable, tu ne changeras jamais! »Ibara

Les fauves sont lâchés (texte et peinture d’Ibara)

Les fauves sont lâchés

 J’ai écouté attentivement, entre les mots, la déclaration de la pitoyable marionnette élyséenne, je peux dire que le signal est donné. Les Etats occidentaux, dirigés, dans l’ombre, par une clique de pharisiens arrogants et charognards, à l’origine de toutes les hécatombes contemporaines, qui n’en ont rien à foutre des peuples, vont bientôt se délecter. Les digues sont brisées. Un déferlement s’annonce, à la mesure de l’attente des prophéties bibliques. Terre promise à l’horizon. Planquez vos carcasses, il va y avoir de la casse. On va dire que je déconne, que je débloque à fond la caisse, que je suis bituré, alors que je ne bois jamais d’alcool, je m’en balance. Vous verrez, d’ici quelques temps, les paysages, les faciès, les pensées, enfin, tout le bastringue, va basculer dans un torrent cataclysmique d’hémoglobine bouillonnant. D’ici peu, c’en sera fini des petites préoccupations météorologiques, des tracas digestifs ou des ennuis hémorroïdaux. Il va falloir défendre, bec et ongles sa bergerie, à l’ancienne, au coutelât et au gourdin. Les autres en face seront furieusement voraces, ça fait des lustres qu’ils ont la dalle, ça fait des décennies qu’on les traite comme des sous merdes, des années qu’ils sont maintenus muselés par des gardes chiourmes cruels et corrompus. A présent les fauves sont lâchés. Le printemps sera chaud…Ibara

Prémonition? (texte et peinture d’Ibara)

Prémonition

Cette après midi, j’étais là, dans le silence de mon atelier en train de travailler tranquillement. Je réalisais cette peinture ci-dessus. Quand, brusquement, j’ai eu un flash. Oh! Pas grand chose, une ou deux images pas plus, du balèze, du vrai feu de tonnerre de Dieu fracassant. Une vision à couper le souffle. Quelque chose de gigantesque, de terrible, en grondement terrifiant venu des entrailles de la terre avec en apothéose des flammes pétaradantes et assourdissantes. Je dois dire que ça m’a un peu secoué. Depuis j’ai comme une appréhension, pas tant pour moi, moi, ça n’a pas grosse importance, mais pour les petits, ceux qui sont encore tout en attente merveilleuse de la vie. Dois je prendre cette vision furtive pour une prémonition?…Ibara

Et si c’était vrai!…

La catastrophe n’est pas pour demain (texte-peinture d’Ibara)

La catastrophe n’est pas pour demain

L’époque est drôle à vivre, drôle à en mourir. Tragi-comédie affligeante. Mais toutes les époques ont leurs particularités, leurs caractéristiques propres qui les distinguent entre elles. Celle d’aujourd’hui bénéficie des expériences accumulées de toutes les précédentes. Elle est salée, poivrée, pimentée, vinaigrée et vitriolée. C’est la dernière de la série. Sa fin sera grandiose à la mesure de sa connerie. Dans l’étrange alchimie de la soupe cosmique, il n’y a que l’humanité pour ne pas changer, pour ne pas évoluer. Toujours aussi plombée, aussi catastrophiquement butée. Depuis le déluge et même avant, Noé et ses descendants se sont noyés dans l’océan des barbaries humaines et des désespoirs congénitaux. Nuits brumeuses nourries des mémoires collectives, empuanties par les relents d’ossuaires calcinés. Malgré les hécatombes, malgré les pleurs et les grincements de coeur, l’humanité ne change pas. De générations en générations, la haine toujours, comme un fil d’Ariane maléfique, maintient les hommes sur le chemin de leur fraternelle et solidaire destruction. L’intelligence mal employée ne fait qu’en rajouter dans l’égarement de ce destin à nul autre pareil. Créatures impossibles gonflées de flatulence, de suffisance et d’ignorance, les hommes creusent leur tombe avec un opiniâtre obscurantisme qui laisse rêveur. Le collectif disloque la personnalité. L’individu se perd dans le groupe et le groupe empêche le groupe d’avancer et fini par s’enliser dans les sables mouvants des espérances désespérantes. L’un ne peut se passer des uns et vice et versa. Obligés que nous sommes de nous les coltiner, à nos risques et périls, ces autres, inconnus, si souvent porteurs de ruines. L’existence, pourtant, pourrait être si simple, mais le grand nombre, lui, ne l’entend pas de cette oreille, il est avide, vorace et dépeceur de tout ce qui a une vie. Il veut tout gloutonner, tout saloper, tout s’approprier, le grand nombre est monstrueux dans l’âme, il est ordure jusque dans ses moindres fibres. Quant à ses meneurs, ses chefs et ses élites, ils ne font que lui raviver ses plus bas instincts au grand nombre. La catastrophe n’est pas pour demain, puisqu’elle a commencé, le jour ou le premier homme est apparu sur terre… Ibara

Hécatombe (texte et peinture d’Ibara)

Hécatombe

La samba sanglante est à nos portes. L’idée d’une guerre s’est déjà infiltrée, en diffusion insidieuse, dans nos cervelles et dans les rues. L’atmosphère est pesante et électrique comme avant une tempête. Là- bas, de l’autre côté de la méditerranée, nous parviennent des clameurs inquiétantes venues d’Orient. Des multitudes furieuses trop longtemps méprisées, volées et réprimées  brutalement, se déchaînent. L’Europe est prise comme dans un étau. A l’Est, des peuples d’Islam bafoués depuis des lustres sont en colère contagieuse. A l’Ouest, fouteuse de guerres, une haute finance implacable aux mains de pharisiens sans scrupule à l’origine du dégommage des Nations, du maintien des dictatures et du chaos global. La France, en déliquescence, sera bientôt, achée menu Parmentier bouillabaisse. Elle est coincée, piégée, prête pour l’abattoir. Au bord de l’abîme,  nous sommes. Droite, gauche, centre, extrême et libertaires sont à côté de la plaque. Parlotes et emberlificotage de méninges pour quedal. Pas besoin d’être grand clerc. L’inévitable est une évidence. La Paix se retire de nos contrées. Le peuple, lui, est résigné. Amorphe, il se partage entre, apéros bedonnants, télé, ski et misère. Il pressent l’épouvante. Il est résigné. Une guerre civile, comme un feu de paille, va se propager sur la vieille Europe. Je sais, je me la joue prédicateur funeste. J’aimerai me tromper, mais je n’y peux rien, je les ressens viscéralement les prémisses des furies guerrières. Ecoutez les discours, soulevez le voile mensonger qui les recouvre, ils font frémir. Plus que tous les autres, ce sont les Démocraties qui veulent et poussent à la guerre au nom d’une Paix mortelle (pour sauver Israël encerclé?) et tous les prétextes seront bons pour que s’entr’égorgent les peuples afin, qu’une fois les viandes saignées, les seigneurs de l’Enfer, rassasiés, puissent, enfin, se reposer et préparer la suivante hécatombe… bara

La vache et le Président (dessin d’Ibara)

La curée (texte et peinture d’Ibara)

La curée

Je vais donner mon petit avis personnel, mais, j’avoue ne pas y croire à la Révolution des pays arabes. A une révolte, oui, mais à une Révolution, non. Ca ne suffit pas internet, les manifs et des gens qui se font tuer, c’est malheureux à dire, mais ça ne suffit pas pour réussir à faire monter la mayonnaise révolutionnaire. Où est l’idéal qui rassemble? Où est l’homme ou la femme emblématique au charisme unificateur? Quelles sont les revendications? A part de vouloir vivre comme dans les pays dits « démocratiques ». Ce qui veut dire, embellie pendant quelques années, puis, dissolution de l’identité nationale, soumission et abrutissement au pouvoir marchand, appauvrissement accéléré de la classe moyenne, enrichissement éhonté d’une minorité, pornographie généralisée (il suffit de jeter un oeil du côté des pays de l’Est). Certes, c’est plus vivable qu’une dictature. Je veux bien. Moi, j’ai une autre petite idée. Je me dis que tout ce barouf, il a été pensé et prévu depuis bien longtemps, par quelques cervelles bien tordues. Quelques zigotos bien vicelards qui décident de tout le business planétaire. Ils ont prévu, ces enfoirés, de changer la face du monde, radicalement, à leurs profits. Et là, ils ne sont plus qu’à quelques encablures de voir se réaliser leur monstrueux projet, au détriment de milliards d’êtres humains. Alors, ils précipitent les évènements. Après l’Empire soviétique et le mur de Berlin, voilà qu’à présent, c’est le tour des dictatures arabes de s’effondrer, les unes après les autres. Comme par magie, comme des quilles au bowling du grand Temple, les dernières digues ont cédé. Bientôt sonnera l’hallali. Le raz de marée des damnés de la terre va s’abattre sur l’Europe. Les occidentaux, les visages pâles en particulier, vont trinquer. Le blanc de peau n’en a plus pour très longtemps. Il va être sacrifié sur l’autel des martyres, pour apaiser la fringale hallucinante de tous les traîne-misère de la terre. C’est logique, c’est normal. Pendant des décennies on a sciemment laissé, dans des enclos misérables, comme des troupeaux affamés, des populations entières de loqueteux, dont les trois quart n’ont pas vingt cinq ans, aux  mains de geôliers sans scrupules. Tandis que dans nos contrées tempérées, nous nous sommes laissés griser par le progrès. On en a profité égoïstement, on s’y est vautré, on s’en est goinfré à en être malade, comme des porcs dans leurs auges. A présent, il n’y a qu’à voir le résultat. Une catastrophe. Une visite dans un centre commercial, suffit pour se faire une idée des ravages de la consommation « démocratique ». Dégaines lamentables. Corps lourds à la démarche pénibles. Sous humanité décatie, déjà fatiguée et déprimée avant de se lever. Les élites ont capitulé depuis longtemps. Ils laisseront faire le carnage programmé. Les ordres viennent de si haut. Au soir de la grande nouba sanglante, ils auront déserté le terrain. Ils auront été se planquer au Pôle Nord ou sur la Lune où leurs arrières étaient assurés. Alors, deux mondes se feront face. D’un côté, la masse informe occidentale paralysée par la peur et sa mauvaise graisse. Et de l’autre, la multitude des misérables fous de rage et de haines contenues. Le spectacle sera grandiose. Hyperboliquement ébouriffant. Je sais que Spielberg et son équipe seront aux premières loges pour filmer magistralement cette curée sanguinaire à nulle autre pareille. La face de l’Humanité aura changé, ainsi que le public des salles obscures. La sortie du film est prévue pour 2015, son titre sera « La curée ». Le capitalisme sera relancé. L’Antéchrist dominera le monde…Ibara

Illustration: peinture intitulée: « l’or et la centrifugeuse maléfique »

La foule (texte et peinture d’Ibara)

La foule

 « Il n’y a pas plus effrayant que la foule » me disait mon père. Avec le temps, je me suis rendu compte combien il avait raison. J’ai une peur viscérale de la multitude, des attroupements de tout ce qui grouille de monde. L’homme perd son intelligence, sa culture, son identité, le sens même de sa pensée dès qu’il est mêlé au troupeau. Il épouse, il communie, il adhère comme un morpion à l’égrégore de connerie collective du grand nombre. L’individu est englouti par le vague à l’âme de fond de bêtise et de brutalité dans la houle de la foule. Observez une tribune de supporters dans un stade, l’ouverture d’un magasin un premier jour de soldes ou une manif dans la rue. En un clin d’oeil, ça peut basculer de l’hilarité joyeusement crasse, à l’hystérie agressivement destructrice. Il n’y a rien de plus dangereux qu’une foule livrée à elle même. Pillage, lynchage, viols et j’en passe. Horde folle à la pensée minima, mue par un instinct sauvage, violement destructeur. La foule est facilement stimulée par la haine revancharde et revendicatrice ou par la joie excitante et tonitruante d’avoir gagné. Rarement elle sera motivée par l’amour désintéressé. Sauf, bien encadrée, dans des assemblées, du genre secte, comme les cérémonies religieuses, les commémorations, les concerts ou les meetings politiques. Avec le sentiment collectif d’invincibilité, la foule, comme un animal craintif, masochiste et agressif, n’obéit qu’à un maître, un guide, un chef ou un imperator au charisme flamboyant. La foule est femelle, meurtrière et cruelle dans l’âme. Elle ne se soumet qu’à un mâle dominateur. Qui peut être, en l’occurrence une femme, Catherine II ou la reine Victoria par exemple. L’individu qui se perd dans la masse, est aspiré comme dans une centrifugeuse. Il vit l’expérience d’une naissance à l’envers. Il disparait dans le vagin de la foule. Il est « désenfanté », déshumanisé, anéanti, il n’existe plus. Etrangement, il devient un anonyme mortellement vivant…Ibara

Sarko, l’exil forcé! (dessin d’Ibara)

Adam et Eve, le retour (dessin d’Ibara)

L’Humanité, enfin! Sur la bonne voie! (dessin d’Ibara)

La lanterne (texte et peinture d’Ibara)

La lanterne

Des carcasses dorées s’effritent et se transforment en multitudes organiques, multipliant l’indécente prolifération de particules lumineuses en consciences malfaisantes et pénétrantes. Des sons métalliques résonnent dans les lugubres couloirs d’un hôpital aux murs blanchis d’effroi. La lanterne du gardien vient juste de s’éteindre…Ibara

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Ci-après une vidéo faisant un résumé explicite des millions d’animaux morts ces dernières semaines de façon « mystérieuse ». Attachez vos ceintures pour les mois qui viennent, les « Enculés de l’ombre » ont démarré la dernière phase de leur programme maléfique. La lanterne du gardien vient juste de s’éteindre

(Source: http://noxmail.us/Syl20Jonathan)

Le bébé médicament, une aubaine pour la famille (par Ibara)

La vie d’un homme (texte et dessin d’Ibara)

La vie d’un homme

Je pense souvent à ma mort. A ma conscience engloutie dans le néant. Alors que je ne serai plus là, les autres continueront à respirer, voir, toucher, rire ou pleurer. A vivre tout simplement. Je ne participerai plus au carnage collectif, auto destructeur et cannibale. Je laisserai quelques oeuvres de ci de là, quelques souvenirs, comme des fragments de fibres d’existence, dans quelques cervelles de personnes tolérantes et chaleureuses. Et puis plus rien, l’oubli le plus absolu. Un os à moelle rongé par un chien aura plus d’importance que la vie d’un homme…Ibara

L’attente (texte et peinture d’Ibara)

L’attente

 L’Enfer frisonne et le monde tremble.

Pourtant la soirée est douce et silencieuse.

Mon corps si épuisé, si douloureux, me laisse quelques instants de répit.

Assis, dans la pénombre, je regarde mes peintures disposées un peu partout autour de moi.

Elles me protègent, mais pour combien de temps encore?

 Je ferme les yeux.

J’attends qu’ils viennent me chercher…Ibara



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