Archive mensuelle de septembre 2011

Otto Portret (texte et dessin d’Ibara)

Otto Portret

Otto Portret: Personnage à l’endroit dans un monde à l’envers. Il né le 9 décembre 1950 et meurt le jour de sa naissance. Depuis, il tente désespérément de renaître de ses cendres. Il est là sans être ici. On croit le voir mais il n’est pas. Il échappe aux regards des autres mais lui ne voit que ce qu’il ne faut pas voir. Le jour, il entend la nuit et la nuit, il ressent le jour. Ses paroles ne parlent pas mais ses mots résonnent comme des éclairs et ont la couleur des plantes écarlates. Il est le trouble fête d’une journée sans soleil où des cadavres ouvrent doucement leurs paupières à l’ennui d’un crépuscule sans fin…Ibara

Peinture réalisée en quelques minutes il y a deux ans sur le mur de mon ancien atelier et intitulée « L’alpha et l’oméga »

 

Petit hommage à Drieu de la Rochelle dont j’aime à relire les livres

Cauchemar climatisé (texte et dessin d’Ibara)

Cauchemar climatisé

En 1965, j’avais quinze ans. Nous vivions à Rosny sous bois en banlieue parisienne. Ma mère absente, c’était notre père qui nous élevait. Mon frère jumeau et moi étions obèses et même pachydermiques. A cette époque on voyait peu de gros ados et à plus forte raison deux en même temps. Aussi, lorsque nous sortions, nous ressemblions à deux phénomènes de foires en vadrouille. Deux maousses costauds et gros culs à qui les gamins des rues balançaient des pierres. En général les gens étaient méchants et se foutaient de nous. Souvent au lycée les profs nous humiliaient. Du coup, plus je prenais du poids et plus augmentait ma détestation de l’humain. Mon père n’ayant pas suffisamment de revenus, l’appartement était pratiquement vide de meubles. A la place, partout dans les pièces et jusque dans la cuisine, des livres, des dizaines de livres. Mon père était un passionné de lecture. Il nous avait communiqué sa passion. Lorsque nous n’étions pas obligés d’aller en classe, nous passions nos journées à bâfrer ou à bouquiner vautrés sur nos lits respectifs. La honte de montrer nos corps disgracieux et lourds nous tenait enfermés. C’est dans ces conditions que j’ai découvert Henry Miller. Le premier livre que j’ai lu de lui «Un diable au paradis» m’avait emballé. Je découvrais une écriture à la fois réaliste, poétique et mystique. Puis ce furent ensuite «Tropique du capricorne», «Sexus» et surtout «Cauchemar climatisé» un pamphlet sans concession sur une Amérique au rêve matérialiste, destructeur et mortifère. Miller était devenu pour moi, une sorte de héros du désespoir que le destin ne laissa jamais tomber. Avec sa gueule de baroudeur, il ressemblait à Lee Marvin dans le film «Les12 salopards». Il était comme moi, inapte à posséder la moindre chose. C’était un chevalier vagabond, errant et flamboyant, dans un monde en perpétuel chaos où pullulent les perfides et les crapules. D’une certaine façon, Miller et quelques autres comme Céline, Lovecraft, Léautaud ou bien encore Maupassant et plus tard Nietzche m’ont permis de traverser une partie bien sombre de ma vie…Ibara

Extrait d’interview

 

Miller sur son lit de mort et vivant jusqu’au bout

L’acte de création (texte et dessin d’Ibara)

L’acte de création

Peindre et dessiner m’ont évité le suicide. Je tiens mon désespoir à distance, un peu comme un matador avec le taureau. Je fais des passes, je gesticule, je vais, je viens, je mouline et stratégise ma vie, mais j’ai beau faire et refaire le malin, dans mon arène vide et silencieuse, c’est finalement le taureau qui aura ma peau. Cinq heures de l’après midi, le sable est chaud comme le sang qui coule le long de mon cou…Ibara

Voici un extrait du film de Clouzot intitulé « Le mystère Picasso ». J’ai vu ce film en 1970, j’avais à peine vingt ans, il m’a beaucoup marqué. C’est cet extrait (surtout le final) qui m’a donné l’idée de réaliser des spectacles de peinture en direct.

 

En bonus, l’acte créateur dans sa plus pure expression

Affaire Karachi (dessin d’Ibara)

La réincarnation de Granero (texte et dessin d’Ibara)

La réincarnation de Granero

Je suis absolument convaincu d’être la réincarnation de Manuel Granero, jeune matador mort aux arènes de Madrid le 7 mai 1922 à l’âge de vingt ans. C’est le taureau « Pocapena » de la ganederia de duc de Veragua qui l’a tué. La corne a pénétré son oeil droit et lui a fait éclater la boite crânienne. Granero avait un avenir prometteur. D’une vaillance exceptionnelle, il était destiné a devenir le successeur de Joselito, le plus grand matador de l’époque. Lorsque j’avais sept ans, mon grand-père m’avais déjà parlé de ce jeune toréador. Je me souviens combien j’avais été ébranlé par son récit. Le souvenir de cette histoire a été violemment ravivé hier. Alors que je lisais le texte de Georges Bataille intitulé « l’oeil de Granero », j’ai brusquement eu froid, mon corps a été parcouru de frissons et j’ai ressenti une violente douleur à l’oeil droit…Ibara

Chronique d’une désolation programmée (texte-dessin d’Ibara)

Chronique d’une désolation programmée

- Pourquoi m’est-il si aisé de me sentir relié aux plantes, aux animaux et à la nature en général et pratiquement jamais aux humains?

   - La nuit était mauvaise comme les chacals qui nous gouvernent. La nuit sentait l’haleine des rats politiques et les relents de latrines d’officines à combines, de remises de mallettes et de rétro-commissions.

- Tristane Banon, au triste anus dont la mère s’est fait limer le sien par le même vieux verrat bossu au sexe baveux contre qui elle a porté plainte, annonce qu’elle se constituera partie civile si son action en justice était classée. Histoire de chattes, de fesses et de pines sales entre membres pervers d’une même famille. Cousinage lubrique fait d’enculades crades, d’enfilades macaques et d’utérus fédides gonflés de sperme aux crachats avorteurs. La France est ainsi livrée à la vraie bête immonde, celle des salauds pornographes qui prétendent faire partie de l’élite humaniste et dont l’incommensurable vice et l’abjecte indécence pourrissent tout l’édifice sacré des consciences humaines.

- Relaxe générale au procès Chirac. Les crapules torchent leur cul merdeux avec le papier gras d’une justice maçonniquement gangrenée.

- L’autre soir le dégueulasse du Sofitel a annoncé la couleur en prédisant une Europe en désolation. Le FMI, l’affameur des peuples avec à sa tête une reine rigide à matrice frigide, a confirmé les propos du vieux porc. Des agences dites de notations notent les pays comme à l’école. Infantilisation générale où les populations prises en otage par des gangsters politiques et financiers sont marquées du sceau du bétail à engraisser des monstres. Bordel de merde! Mais par quels ésotériques mystères tous ces gens là continuent-ils de nuire sans vergogne, en toute impunité et sans craindre que n’éclate la colère majeure des nations qui les verrait s’éjecter à tout jamais de la communauté humaine?…Ibara

Primaires socialistes (dessin d’Ibara)

La politique vue par Raymond Devos

Mort annoncée (texte et dessin d’Ibara)

Mort annoncée

L’autre jour, un scarabée doré est venu s’écraser à mes pieds. La nuit dernière j’ai rêvé de ma mort. Je voyais ma dépouille. Je contemplais avec compassion mon corps inerte et froid. Je le remerciais d’avoir abrité avec courage et humilité mon âme si tourmentée. Des silhouettes, telles des ombres, venaient se recueillir une dernière fois devant ma pauvre carcasse. D’où j’étais, je ne pouvais les reconnaitre. Pourtant, je tentais d’observer et d’écouter avec amusement, curiosité et surprise, les réactions et les propos murmurés que suscitait ma brusque disparition. Soudain, un aboiement attira mon attention. J’aperçus au sommet d’une petite colline ensoleillée un magnifique chien blanc qui courait joyeux à ma rencontre. Je reconnaissais Prince, mon fidèle compagnon. Il venait m’accueillir au seuil de l’Eternité…Ibara

Illustration: « Le Pharaon flamboyant » dessin plume, crayon et encre de Chine couleurs 

Chronique parmesan (texte et dessin d’Ibara)

Chronique parmesan

- Dans son tiers livre (1546) Rabelais écrivait: « La tête perdue, ne périt que la personne; les couilles perdues, périrait toute nature humaine ». Notre époque a perdu les deux, la tête et les couilles, alouette! Alouette! Je te plumerai comme dirait mon ami Jacob.

« Yes we care » slogan stupide, démago Benetton à la sauce Ségolène, choisi par l’amie de DSK et de jean Noël Guérini, Martine, la face à fesse de Lille, pour sa campagne électorale en prévision des primaires socialistes. Cette formule imbécile est un aveu inconscient du rejet de l’identité culturelle française et d’adulation stupide pour tout ce qui représente l’étranger dans ce qu’il a de plus dégradant, en l’occurrence la sous culture yankee qui contamine les corps et les âmes de tous ceux qui s’y laissent prendre, les transformant en quelques années en sous humains demeurés et obèses. Le choix de ce slogan est tout simplement une forme de trahison à l’esprit français.

- Par curiosité j’ai fait un tour sur le nouveau blog de Cecilia Attias ex Sarkozy. J’y ai découvert le point culminant de l’insipide. Cul comme pas possible! Con comme 100000 bites d’abyssins borgnes.

- Sarko a nommé Arno Klasfeld comme responsable à l’immigration. Après le sinistre BHL qui a entrainé la France dans la guerre en Libye, voilà qu’un autre nationaliste extrémiste israélien et ancien garde-frontière de l’armée israélienne est bombardé à la tête de « l’Office français de l’immigration et de l’intégration ». On ne peut pas faire mieux pour mettre de l’huile sur le feu. Si le fiston met autant de zèle à chasser le clandestin que son père en avait mis à chasser le nazi, l’hallal risque fort de tourner hallali et finir en aïoli sanglant. La France aurait elle perdue à ce point son  honneur? Il semblerait que oui. Les français ne voient rien. La culpabilité mémorielle les paralyse, les rend larves, les dévirilise. L’embrouille des fripouilles politiques et médiatiques en a fait des nouilles synthétiquement cosmopolisées aux relents parmesan. Les lendemains français ne chanteront plus la Madelon ni le temps des cerises mais bien plutôt le chant  des sirènes et celui des décombres...Ibara

Retour d’Italie (2)

Dans l’avion

Merci Anthony, merci Chris de me trouver « lumineux ». Grâce à cette particularité obtenue par une discipline de fer, un régime strict et un respect de soi, je peux aisément me déplacer dans l’obscurité sans avoir besoin d’une lampe de poche.

Je reviens de Bari en Italie où j’ai présenté le même spectacle de peinture que la semaine dernière à Milan. L’accueil du public a été tout aussi enthousiaste…Ibara

Les joies de la rentrée (dessin d’Ibara)

Chronique d’une jambe de bois (texte et dessin d’Ibara)

Chronique d’une jambe de bois

- Dimanche 4 septembre, 7HO5. Le porc et sa cochonne sont arrivés à bon port à l’aéroport. Sacré bras d’honneur adressé aux femmes! Le viol enfin légalisé en France pour l’élite au pouvoir. Chapeau l’artiste! Déni d’un initié hors pair. Point de féministe à l’horizon pour accueillir le maestro sodomite, mais Jack est là en ami fidèle et putassier inverti. « Ni putes, ni soumises » slogan factice qui couvre des matrices à malices pleines de vices. Le singe lubrique et sa guenon, mère maquerelle d’un clair de lune de miel acide, sont aux anges. Il y avait le blanchiment d’argent sale, il y aura dorénavant le blanchiment de sperme souillé. Fermez le ban d’une république des adorateurs du fric et des Dieux pornographiques.

- « Il a la mémoire qui flanche » nous  dit le gendre de « Chichi le sénile ». Le vieux parrain de la maffieuse république n’a plus toute sa tête à claques pour participer à son procès. Après avoir laissé l’Etat dans un triste état en 2007, voilà que notre vieux birbe national est dans un triste état mental. On s’en serait douté. N’a t-il pas dit qu’il voterait pour l’edam de Corrèze? D’ici qu’il change d’avis et clame haut et fort son soutien au menhir de la Trinité sur mer.

- Un nouveau préfet de police à Marseille. Un pansement de plus sur une jambe de bois pourri d’un ripoux boiteux. La cité Castellane a dorénavant son poste frontière entre la cité phocéenne qui se délite de plus en plus et une nouvelle république islamique. Que fait donc Sarko, le zorro biscoto? Il attend une résolution de l’ONU pour intervenir militairement, bombarder les points stratégiques et libérer les habitants des extrémistes au pouvoir. Ensuite il compte aider les insurgés à mettre en place un gouvernement démocratique qui sera reconnu par ce qui restera de la République Française et des autres Etats membres de l’ONU…Ibara

Le retour du gros du PS (dessin d’Ibara)

Retour dItalie

Retour d’Italie

J’ai présenté à Milan un spectacle de peinture en direct sur toile géante. Le show, par sa puissance d’énergie exceptionnelle, a provoqué une véritable onde de choc sur le public qui l’a accueilli avec ferveur et enthousiasme. J’en étais heureux. Le lieu dans lequel s’est déroulée la prestation était somptueusement décoré de fresques et de tableaux typiquement italiens. Cela m’a fait du bien de me replonger au coeur d’un des fleurons les plus flamboyants de la vieille culture européenne. L’Italie, malgré les appels incessants des sirènes de la sous culture mondialiste, semble avoir, plus que la France, conservé la mémoire de ce patrimoine spirituel exceptionnel qui lui permettra peut-être d’éviter de sombrer définitivement dans la besace maléfique de la pégre financière internationale…Ibara



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