French mentality (dessin d’Ibara)

13 Réponses à “French mentality (dessin d’Ibara)”


  • Et puis le patron écrira à Montebourg pour lui dire que les ouvriers français arrivent quelques fois à faire des conneries.

  • Un peu facile mais cela illustre bien le lien de dépendance amour/haine qui existent entres les deux depuis toujours. Esthétiquement, très joli travail (je n’y connais rien mais ça « claque » comme on dit).

  • excellent et superbe dessin!

  • Il ya patron et patron et ouvrier et ouvrier, il ya ceux qui ne pensent qu’a eux, patron ou employé et s’est ceux là qui aujourd’hui sont sous les projecteurs, qui s’agittent et crées des écrans de fumés afin d’oculter leurs fenestes desseins. Diviser pour mieux règner est pour les uns et les autres un eternel moyen qui garantissent leurs interrets.

  • Fort heureusement, il reste le recours des prudhommes…

  • @Chère Marie,
    @Cher Bernard,
    @Cher Rémi55,
    @Cher Sébastien,
    @Cher Jean-Pierre,
    @Chère Orfeenix,
    merci pour vos commentaires,
    36 est passé par là. En France, dans l’inconscient collectif le patron est forcément un exploiteur et donc un salaud. Vision manichéenne typiquement française. La CGT symbolise parfaitement cette attitude qui en réalité masque à la fois l’admiration pour la bourgeoisie que l’on critique et que l’on combat et aussi le désir profond de vouloir lui ressembler. Plus que dans les autres pays, l’instinct de propriété, le besoin d’épargner et la fascination pour le fric sont particulièrement développés en France. La CGT est un syndicat très riche et j’en aurais à raconter là dessus car j’ai fréquenté ce peu estimable milieu dans les années 80 pour des raisons professionnelles. La CGT est un danger public. C’est un véritable gang qui devrait être interdit. Ils ont fait beaucoup de mal aux « travailleurs » comme ils disent et particulièrement au monde ouvrier.
    Vous avez raison Sébastien la légende de mon dessin est un peu facile. Mais souvent, je préfère privilégier le dessin au détriment de la légende…
    Amicalement à vous,

  • Le raccourci un peu simpliste du dessin réside dans ce « on veut » (du travail); or il me semble d’expérience que le propre du prolétaire moyen, c’est précisément de n’être jamais parvenu à se poser LA question :

    « qu’est ce que je veux vraiment?(pour ma vie) »

    C’est là tout le drame, car ,en l’occurrence , l’ouvrier est englué dans ce fonctionnement où l’ordre établi lui a implicitement dicté que « ce qu’il FAUT vouloir , c’est du travail »,(et son lot de soumission, d’humiliation, d’exploitation, d’abrutissement,d’atteinte à la santé); dans un ultime réflexe de survie ,une parcelle d’ humanité encore épargnée dans son cerveau lobotomisé( par le foot ,les merdias, bobonne,ses mioches,son pavillon à crédit sur 25 ans avec véranda et barbecue) lui fait alors hurler avec raison « salaud de patron »:peut-on l’en blâmer?

    Avec un peu de raison , le peuple comprendrait que ce n’est évidemment pas « un travail » qu’il lui faut , mais « un revenu » ce qui n’est pas du tout pareil!

    Vous qui êtes artiste ,et je le subodore, parvenez à vivre de vos revenus artistiques,êtes vous finalement PLEINEMENT en accord avec ce dessin ??

  • @Cher passisimple,
    merci pour votre commentaire,
    permettez moi de ne pas être tout à fait d’accord avec vous.
    A mon humble avis, les prolétaires moyens savent dans leur grande majorité exactement ce qu’ils veulent. Ils ne sont plus les prolos des années trente. Ceux d’aujourd’hui sont individuellement beaucoup plus structurés et plus riches qu’on ne le pense. En plus, ils peuvent accéder, plus que par le passé, à la culture et à la connaissance, mais beaucoup n’en font même pas l’effort. Ils préfèrent choisir la facilité et en ce sens ils sont méprisables. En agissant ainsi ils trahissent leurs pères et leurs mères qui se sont battus pour savoir lire, écrire et sortir de leur condition pour être respectables et respectés. Leur faiblesse aux prolos actuels vient d’une part de l’impression de ne plus appartenir à une classe qui a la capacité d’influencer le pouvoir en place et d’autre part, étant donné la conjoncture actuelle, d’être entraînés à vivre une existence de plus en plus incertaine. Depuis la fin des années soixante et l’entrée fracassante de la mondialisation dans nos vies, les droits et les acquis des prolétaires n’ont fait que se déliter et malheureusement croyant bien faire, ils mènent des combats d’arrière garde perdus d’avance. Trop nourris, trop gâtés, gavés de toutes sortes de merdes, ils n’ont même plus la capacité de se révolter. Ils préfèrent se plaindre et accuser les autres. La télé, l’Education Nationale et la dictature médicale les ont rendu cons, obèses et hypocondriaques. Ils n’ont aujourd’hui que ce qu’ils méritent. Autant les prolos d’antan avaient grâce à mes yeux autant ceux de notre époque me répugnent. Ils n’ont aucune excuse.
    Quant à donner une définition au travail, je ne sais pas trop. Je dirai que c’est une activité qui englobe tant de choses.
    Je vis effectivement de mes revenus artistiques depuis une trentaine d’années. Mais avant d’en arrivé là, j’ai eu de nombreuses expériences dans différents domaines (usine, éducation, hôtellerie, communication, commerce). L’activité artistique qui est la mienne implique un travail colossale quotidien souvent peu reconnu avec des sacrifices importants et des périodes souvent très difficiles à traverser. C’est mon choix et j’en accepte les risques et les conséquences, d’autant que je suis contre toute forme de subvention et contre le principe des intermittents. A mes yeux un artiste créateur qui ne prend pas de risque n’est pas un artiste. Je mène une vie simple. Je vis au jour le jour. Je ne fais aucune projection dans le futur. N’ayant aucun bien, aucune aide, aucune retraite ma seule joie étant de créer et ce jusqu’à ma mort que j’attends, je vous l’avoue, avec une certaine curiosité.
    Enfin, pour répondre à votre question, non, je ne suis pas totalement en accord avec mon dessin, je ferai mieux la prochaine fois, c’est promis…
    Amicalement à vous,

  • Superbe retour de volée par le revers et dans les pieds…
    Tu as vraiment tout compris Ibara (belle synthèse qui laisse deviner la véritable destinée de l’homme).

  • Vos dessins un et trois étant les mêmes, vous résumez ainsi le désir des « travailleurs syndiqués » (il y en a encore, un peu, mais encore) : « On veut du travail salaud de patron ».

  • Le Cliché est drôle et pas si faux.

    Les suisses avont bien celui d’être lent, les français peuvent bien avoir le cliché d’être râleur.

    Ceci dit j’apprécie tous nos voisins

  • @Chère Une Telle,
    merci pour votre commentaire et bienvenue sur mon blog,
    amicalement,

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