Triple A dans un verre d’Ô (texte et dessin d’Ibara)

Triple A dans un verre d’Ô

«Nous portons en nous le centrum naturae, le coeur de la nature: nous sommes libres de faire un ange de ce que nous sommes, et nous le devenons, et nous sommes libres de faire un démon de nous-mêmes, et nous le sommes pareillement; nous opérons sans cesse et de partout dans la nature, nous cultivons notre champs» (Jacob Böhme) 

Effroi, émoi et gueule de bois. La France a perdu son triple A. Ah! La belle affaire! La belle affaire! Mais la France mon bon ami, il y a belle lurette qu’elle n’est plus qu’une approximation de ce qu’elle fut jadis. Aux raz des pâquerettes la malheureuse, ratatinée par le marteau pilon du politiquement correct et par l’impéritie hyperbolique de ses dirigeants depuis plus de quarante ans. Elle n’est plus que l’ombre pathétique d’elle même. C’est un pays sans carne, désossé, émasculé, dénervé, bouffé aux mites, désagrégé par des termites, pillé par ses élites. Il n’est plus qu’une marque, un made in que dalle, un label, un logo, une partie de slogan, un cache misère pour sectes politiques, portes flingues lamentables au bénéfice de l’étranger et soumis au pouvoir implacable du monstre yankee, de l’arrogant Israël, de la perfide Albion et des charognards de la haute finance. Un pays où, pas une avenue, un boulevard, une rue, une ruelle, une impasse, une bibliothèque, une école, pas même un bistrot, un couloir de métro ou même une remise à vélos, qui n’osent porter le nom de Louis Ferdinand Céline! Ce pays là mon vieux, émasculé depuis si longtemps, ce pays frimeur, grande gueule, mimimathysé, djameldebouzzisé, patricksébastienisé, yannicknoahïsé, ahuri de conneries et honteux de son passé, ce pays là vois tu, est un pays foutu!…Ibara

 

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