Avis à la population!

« Coureur de fond » peinture acrylique sur toile 

Dans quelques jours ce blog va se désintégrer!

Je vous invite à vous rendre dorénavant sur le site:

http://www.ibara.weonea.com/

Bien amicalement,

Ibara

Portrait de François Augiéras (peinture d’Ibara)

Portrait de François Augiéras (peinture d’Ibara)

François Augiéras

écrivain-peintre

1925-1976

« Écoutez les premiers pas du Sur-Homme : une espèce nouvelle s’annonce qui va refouler le Petit Homme Actuel. Le Monde doit perpétuellement se rajeunir par l’écroulement des âges périmés; la Création n’est pas terminée; l’Homme arrive nettement à une phase de métamorphose; l’Actuelle espèce humaine est entrée déjà dans un stade de dépérissement et de survivance; toute la force créatrice de cette région de l’Univers va se concentrer sur une nouvelle Race. Les deux variétés évolueront rapidement; l’une deviendra toujours plus grégaire, plus conditionnée, plus servile; l’autre s’épanouira. Elle dépassera infiniment l’Homme actuel. Le temps est venu des provocations, des agressions, fussent-elles très secrètes car il approche le moment de l’affrontement décisif entre l’Homme Résiduel et la race, mieux douée mentalement qui va lui succéder.
L’Homme ne peut continuer à être un « produit de série », issu de n’importe quel couple qui procrée en pensant à autre chose : la Nouvelle race sera contrainte de ne tenir pour « Homme » que le produit raisonné d’un couple conscient, déjà en cours de mutation favorable. Un reclassement est déjà commencé; il y a une humanité véritable en cours d’apparition, douée des organes psychiques qu’il faut pour revenir à l’Univers des Astres; il en est une autre qui n’est plus qu’une apparence, une humanité résiduelle, sordide, bassement terrestre, humaniste, irrémédiablement condamnée, coupée de l’Univers-Vivant, en partie par la faute du Christianisme qui n’a jamais été que la copie maladroite et frauduleuse des grandes Initiations. »
François Augiéras (Domme ou l’essai d’occupation.)

Mutation (texte et dessin Ibara)

dessin encre de Chine sur carton toilé

Mutation

Je suis dans le TER direction Tergnier.

Le train est parti de la gare du nord à 18H04.

Il est bondé.

Dehors la pluie s’est arrêtée.

Il a plu toute la journée.

La nuit est tombée.

Nous sommes en novembre.

Des lumières cuivrées éclairent le wagon.

Autour de moi des créatures sombres et voutées.

Elles plongent un regard vide et halluciné dans l’écran lumineux de leur portable.

Les visages sont gris bleuté.

Vision terrible et pathétique d’une humanité en pleine mutation…

Ibara

Madame Kun (texte et peinture d’Ibara)

Peinture acrylique sur toile de la série intitulée « lumière végétale » (format: 1m10/1m10)

Madame Kun

Madame Kun pue

Sa maison pue

Tout pue chez madame Kun

Odeurs mélangées d’urine, de transpiration, de caca séché, de lait caillé, de pipi de chat, de rat crevé et de tant d’autres senteurs non identifiables qui, en se mélangeant et en s’opposant dans un cocktail en volutes écoeurantes d’effluves, empuantent sa personne et l’entièreté de son environnement

Madame Kun a des chats

Beaucoup de chats

Des chats, des chattes et des chatons

Plein sa maison

Madame Kun n’aime pas les hommes

Ni les femmes

Et encore moins les enfants

Madame Kun ne s’aime pas non plus

C’est normal

Madame Kun pue…

Ibara

La fenêtre ouverte (texte et peinture d’Ibara)

Peinture acrylique sur toile (format 50cm/40cm)

La fenêtre ouverte

Quand Béatrice rentra du supermarché, elle demanda à Octave, son mari, de bien vouloir fermer la fenêtre du salon car il commençait à faire froid.

Octave, qui se foutait comme de sa première branlette de ce que pouvait dire son épouse, continua imperturbablement à regarder l’émission « Money drop » sur TF1 présentée par Laurence Boccolini, vautré, comme à son habitude, sur le canapé IKONN, vert anis, tissus micro fibre, acheté chez Conforama 211€40 au lieu de 299€ et payé en quatre mensualités de 52€85.

Après avoir rangé les courses, Beatrice constata que la fenêtre était toujours ouverte. Elle décida de la fermer elle-même. En traversant le salon elle trébucha sur les jambes allongées de son mari. Entrainée par son élan, elle se défénestra. La malheureuse se fracassa le crâne sur le trottoir sale et humide six étages plus bas.

Les rapports de la police et du médecin légiste conclurent à un malencontreux accident.

Octave fit incinérer sa moitié, récupéra les cendres dans une urne funéraire Horus achetée 229€ chez PFG qu’il posa bien en évidence sur la table basse face à la télévision.

Parcouru de frissons, Octave se décida enfin à fermer la fenêtre…

Ibara

Vaudeville (texte et peinture d’Ibara)

peinture acrylique sur toile (format: 40cm/50cm)

Vaudeville

C’est sûr, Auguste était un ivrogne et un taré.

L’autre soir, après une dispute mémorable, il tenta de décapiter sa femme, la grosse Betty.

« Bouge pas connasse! Je vais t’égorger, comme à la télé! » qu’il disait ce con tout en la ligotant.

Elle gueulait comme une truie qu’on avait pas encore sacrifiée.

Pour la faire taire, Auguste lui allongea deux marrons dans la tronche.

L’autre, ça la mise KO pour un temps.

Après avoir bu à même la bouteille une bonne rasade de pinard, Auguste, tout en maintenant fortement la tête de Betty, s’empara du couteau de cuisine qui était posé sur la table devant lui.

Malheureusement, le couteau n’avait pas été aiguisé depuis belle lurette.

Impossible de trancher quoique ce soit avec un outil pareil.

Auguste était fou de rage.

Pourtant, c’était le job de Betty que de veiller à aiguiser les couteaux.

Or, cette garce ne foutait plus rien depuis un bon moment.

Plus de ménage, plus de cuisine, plus de commissions, plus de sexe avec lui, plus rien.

Elle passait ses journées à boire, dormir, bouffer des pizzas et se faire tringler, pendant qu’Auguste était absent, par Aristide, l’étudiant à qui le couple louait une chambre et qui se préparait, en douce, à partir pour le Jihad en Syrie.

Le couteau étant inemployable, Auguste pensa utiliser la scie à métaux rangée au dessus de l’établi dans le garage à autos.

En descendant les escaliers pour aller chercher la scie, il glissa sur une marche et se fracassa le crâne contre le mur en béton situé en bas près de la porte du garage.

Alors que le pauvre Auguste était en train d’agoniser, Betty là haut dans la cuisine reprenait conscience et se détachait de ses liens.

Elle appela au secours, hurlant qu’on l’assassinait…

Les cris extirpèrent Aristide de ses prières.

Il s’empara de sa kalachnikov et, c’est tout enrubanné, qu’il sortit de sa chambre.

En montant les escaliers quatre à quatre, il entendit que ça râlait en bas, à la porte du garage, mais, pour lui, l’important était d’abord de sauver Betty.

Après tout, ça valait le coup car Betty était un bon coup.

En entrant dans la cuisine Aristide reçu un violent coup de poêle à frire Tefal en pleine figure de la part de sa bien aimée, celle-ci étant persuadée que c’était Auguste qui revenait.

Ce choc inattendu tua sur le coup le jeune djihadiste en herbe et provoqua par la même occasion une crise cardiaque à Betty qui ne survécut pas à son amant.

En attendant, Auguste continua d’agoniser jusqu’au bout de la nuit et passa de vie à trépas au petit matin…

Ibara

 

Apparences (texte et peinture d’Ibara)

peinture acrylique sur toile intitulée « Le rhino-zébré » (format: 50cm/40cm)

Apparences

Elle a tout d’une chatte

Et c’est une tigresse

Il a tout d’un loup

Et c’est un chien

Un jour

La tigresse a dévoré le chien

Et la chatte a ronronné…

Ibara

Infini présent (texte et peinture d’Ibara)

peinture acrylique sur toile (format: 40cm/40cm)

C’est l’automne

Il fait déjà nuit

Devant la cheminée à l’âtre rouge

Auguste est assis dans son fauteuil noir

Il regarde l’heure

Il est très exactement dix neuf heures

Auguste tourne la tête

Ferme les yeux

S’affaisse

Et expire

Auguste est mort

Le tic-tac de la pendule marque le temps

Le temps de l’infini présent

Le temps qui ne cesse de s’écouler…

Ibara

L’indicible chose (texte et peinture d’Ibara)

peinture acrylique sur toile intitulée « Solitudes » (format:1m/1m)

L’indicible chose

Ce matin, vers trois heures, alors que je travaillais dans mon atelier, j’ai assisté, paralysé par la peur, à quelque chose de terrifiant. Un phénomène si effrayant, qu’il m’est très difficile de trouver les mots pour en relater les faits, tant cette manifestation, à l’évidence surnaturelle était incroyablement inimaginable. Quelque chose de si abominable que je me demande encore par quelle mystérieuse puissance intérieure mon corps et mon âme ont pu résister à une telle conflagration émotive.

La vision d’horreur était à ce point si insoutenable que je me suis posé la question, après que cette abjection visuelle se soit dissipée, de savoir si cette abomination n’était pas le fruit de mon imagination habituellement si fertile en chimères et extravagances de toutes sortes. Pourtant, et même si c’était le cas, ce dont je doute fort, le bouleversement ressenti était tel, qu’il restera à tout jamais gravé en moi comme le sceau du plus effroyable et maléfique choc émotionnel qu’un homme, même fortement aguerri, puisse soutenir.

Ce matin donc vers trois heures, j’ai vu, vu, de mes propres yeux vu, ce qui s’appelle vu!…. Et puis, non, vraiment, non, je ne peux vous le dire. Je ne peux endosser une telle responsabilité, seul, l’avenir, très bientôt vous le dévoilera...Ibara

Autoportrait (dessin d’Ibara)

« Autoportrait » (dessin encre de Chine et crayon blanc)

Trois heures du mat

Tâches noires 

Encre de Chine

Blanc d’Espagne

Aller-retour

Miroir

Délicatesse

Et

Désespoir…

Ibara

Il ne le savait pas (texte et peinture d’Ibara)

« Arbre aux fleurs blanches » peinture acrylique sur toile (format: 1m/1m)

Il ne le savait pas

A quelques pas de là

La mort l’attendait

Mais il ne le savait pas

Assis à la terrasse d’un café

Il rêvassait au temps passé

Devant un citron pressé

Il regarda sa montre

Il était temps d’y aller

Il héla le garçon

Régla l’addition

Puis il se leva

Au feu rouge

Il traversa la rue

Une voiture de pompier

Toute sirène hurlante

Le percuta

A quelques pas de là

La mort l’attendait

Mais il ne le savait pas…

Ibara

Libre! (peinture d’Ibara)

Grande peinture acrylique sur toile (format: 1m10/1m10)

Pour cette toile, je n’ai utilisé que du noir, du blanc et un peu de rouge pour faire le petit personnage…

Survivre pour mourir (nouvelle et peinture d’Ibara)

peinture acrylique sur toile de la série intitulée « Arbres imaginaires »

Survivre pour mourir

Pierre a tué sa femme. Deux coups de marteau sur la tête ont suffi. Elle avait une petite tête. Elle n’a pas souffert. Il en est certain. Juste, elle a un peu couiné. C’est tout. Après l’avoir tuée, il a découpé le corps de sa moitié qui faisait le double de son corps à lui, en huit morceaux plus ou moins équivalents. Pour ce travail délicat, de découpage et de désossement, il s’est aidé d’une scie à métaux, de tenailles et d’un cutter. Il a ensuite rangé chaque morceau, enveloppé de papier aluminium et de plastique, dans le congélateur coffre de stockage professionnel CF 900 acheté en promo chez Metro avant le grand effondrement pour 1270€ HT seulement. L’appareil  fonctionne grâce à un générateur de courant fabriqué avec des batteries de voiture. Pour ranger chacune des parties du corps de sa femme, Pierre a du effectuer plusieurs allers-retours. Le congélateur étant situé au fond de l’abri, dans une pièce non chauffée. Il a également récupéré le sang et les viscères de sa femme pour en faire du boudin. Quant aux os, il compte les broyer plus tard et les conserver dans une boîte en fer. Comme à son habitude lorsqu’il fait quelque chose, Pierre a effectué toutes ces opérations avec méthode, sérieux et, concernant sa femme, avec le plus grand respect. Après tout il lui doit bien ça. Certes, avant qu’elle ne perde la tête, Martine était parfois chiante mais elle était bosseuse et avait bon cœur. Pour Pierre, cela avait été très douloureux de prendre la décision d’occire sa femme. Vingt ans qu’ils étaient mariés. Ce n’est pas rien! Heureusement, ils n’ont pas eu d’enfants. Pierre n’en a jamais désiré. Il déteste les enfants. Au fil des années, Martine avait fini par renoncer à en avoir. Elle aimait tellement son mari. Elle ne voulait pas le contrarier.

Depuis cinq ans, Pierre pressentait que le système économique et social allait s’effondrer. Aussi avait-il pris toutes les mesures nécessaires pour se préparer à la catastrophe à venir. Il avait tout d’abord suivi des cours de techniques de survie. Puis, il avait entrepris de construire lui-même un grand abri souterrain au fond de son jardin. Une fois la construction terminée, qui lui avait demandé plusieurs semaines de travail, il avait fait des réserves de nourriture, de boissons diverses et d’eau potable en grande quantité. Concernant l’énergie, l’hygiène et la santé, il avait fait en sorte de stocker tout le matériel nécessaire pour pouvoir faire face aux besoins d’urgence, indispensables en cas de circonstances exceptionnelles. Enfin, il avait réussi, non sans mal, à se procurer des armes et des munitions grâce à un ami d’enfance qui travaillait dans la police.

A la fin de l’année 201?, la situation en France s’était subitement dégradée. Des émeutes avaient éclaté un peu partout sur le territoire. Le Président de la République avait été assassiné ainsi que des ministres, des politiques de tous bords, des journalistes, des intellectuels et même des stars du show-business. Le peuple était devenu fou d’une colère terrible accumulée depuis des décennies. Il semblait que rien ne pouvait l’arrêter, et pour couronner le tout, une redoutable épidémie de peste, résistante à toutes thérapies s’était subitement déclarée. Le fléau se propageait à la vitesse d’un incendie de forêt infernal que rien ne pouvait maîtriser. En quelques jours les victimes se comptaient par milliers. Devant l’ampleur du désastre, Pierre et Martine avaient décidé, le 26 février 201?, de fermer leur maison et de se réfugier dans leur abri souterrain dont la trappe d’entrée était dissimulée sous un amas de branchages et d’épais feuillages.

Pourtant, un problème majeur devait surgir très vite. En effet, vivre dans cet espace confiné, rendait Martine de plus en plus irascible. Plusieurs fois par jour, elle était prise de crises de panique incontrôlables qui l’épouvantaient. A la longue elle en était devenue folle. Elle n’était plus bonne à rien. Elle ne pensait qu’à dormir et s’empiffrer. Sans compter qu’elle se laissait aller et devenait violente. Pour Pierre cette situation était devenue insupportable et compromettait sérieusement ses propres chances de survie à lui. Aussi, malgré son amour pour Martine, il lui devenait impératif de se débarrasser d’elle. Elle était devenue inutile, dangereuse et encombrante. Dehors, épidémie et violence faisaient rage. Partout régnaient la désolation, la fureur et le chaos.

Éclairé d’une lampe à pétrole Pétromax, assis dans un fauteuil de camping Trigano beige-gris acheté sur internet 39€, un verre de whisky de la marque australienne Sullivans Cove à la main, Pierre est seul, terriblement seul. Il est coupé du monde. Plus aucun contact n’est possible. A présent que le sort de sa femme a été résolu, Pierre ne sait comment les choses à l’extérieur évoluent. Les vivres commencent à manquer. Tous les moyens de communications ont été détruits. Il craint de sortir. La dernière tentative s’était soldée par un échec. C’était il y a deux semaines. Il souhaitait se rendre dans la maison pour récupérer des vêtements et des couvertures. Il était revenu terrorisé. La maison avait brulé et des cadavres carbonisés jonchaient le sol.

Pierre est triste. Il pense à Martine. Pauvre Martine, dire que grâce à elle, il va pouvoir survivre encore quelques jours. Pierre murmure: « Martine je t’aime! ». Puis il se lève pour se faire à dîner…

Ibara

L’arbre noir (création en direct par Ibara)

Création d’une oeuvre en direct. Technique utilisée, la plus simple possible, fusain et peinture noire.

Métamorphose (texte et peinture d’Ibara)

peinture acrylique sur papier noir de la série « Les hommes rouges »

Métamorphose

Il est cinq heures de l’après midi.

Le soleil s’amuse à cache-cache avec les nuages.

Un petit vent frais, fort agréable, caresse mon visage émacié rasé de près.

Je suis assis à la terrasse de la brasserie « Le Globe ».

J’ai commandé un citron pressé.

Pour me donner une contenance je fais semblant de lire « Plateforme » de Michel Houellebecq.

En vérité j’ai déjà lu le livre.

J’aime bien Houellebecq.

La médiocrité étudiée de sa personne a de la grandeur.

Il est le « Colombo » des lettres.

Son style d’écriture me touche.

Je ressens les affres de l’écrivain.

Il doit certainement souffrir de problèmes gastriques et certainement aussi de problèmes respiratoires.

Pour l’instant, le spectacle de la rue m’attire plus que la lecture.

Je suis un voyeur.

Mais un voyeur non libidineux.

Le va et vient des êtres humains dont je fais partie me fascine toujours autant.

Leurs gesticulations vaines, leurs espérances toujours déçues et leur capacités inouïes à avaler des couleuvres, m’épatent toujours aussi fortement et font, qu’à la fois je les admire et les déteste au plus haut point.

En quelques années, la morphologie et le mental d’une grande partie des gens ont changé.

L’excès de progrès est en train de les métamorphoser physiquement en pachydermes abrutis.

Quant à leur psychisme, ils sont tellement accros aux nouvelles technologies, qu’ils en deviennent paradoxalement de plus en plus arriérés.

C’est à croire que le trop plein de civilisation rend astronomiquement con.

Je suis tout à mes réflexions quand, je sens que quelqu’un derrière moi me regarde.

Je tourne légèrement la tête sur ma gauche.

En effet, j’aperçois à deux tables en arrière un individu de type incertain, sorte de synthèse d’asiatique, d’occidental et d’africain, vêtu de noir, qui me fixe avec intensité.

Un frisson glacé parcourt en un éclair ma colonne vertébrale.

Investi par l’émotion, je me retourne en moins de deux

et fais semblant de me plonger dans la lecture de mon livre.

Mais, poussé par la curiosité, je me retourne encore une fois et c’est alors que je constate effaré, que l’inconnu a disparu.

Sur la chaise où il était assis, un énorme rat noir a pris sa place…

Ibara