Le jour où la France se libérera (dessin d’Ibara)

Un jour, nous serons tous des empreintes d’étoiles…Ibara

Un jour, nous serons tous des empreintes d’étoiles

 C’est ce que je pense aujourd’hui, peut-être parce que j’ai du vague à l’âme en ce moment et que je pense à tous ceux qui étaient importants dans ma vie et qui sont passés de l’autre côté…Ibara

« L’étranger » de Graeme Allwright (coup de coeur d’Ibara)

 Depuis ma naissance, je me suis toujours considéré comme un étranger, comme un passant, j’ai perdu mes racines, je ne possède rien et je partirai de ce monde nu comme je suis venu mais chargé de tant d’expériences exceptionnelles. Cette chanson, que j’aime beaucoup et qui me correspond particulièrement, intitulée l’étranger de Graeme Allwright, je vous la fais partager…Ibara  cliquez ici

Maigrir avec le régime Dukan la joie (texte et dessin d’Ibara)

Maigrir avec le régime Dukan la joie

Maigrir avec le régime Dukan ou comment prendre les gens pour des cons. Quatre bouquins qu’il a pondus le Pierrot, quatre bouquins au Top 10 des meilleures ventes en ligne. Des centaines de milliers de gens qui suivent aveuglement les conseils du nouveau gourou des poussifs poussas aux ventres mous. Il cartonne le doc, il cartonne surtout question finance, là, il ramasse, un bon paquet grâce aux pondéraux excès. C’est qu’il est boulimique le loustic. Cent euros la consultation et deux mois d’attente pour le rencontrer le cador. Que vous maigrissiez ou pas, je ne pense pas que ce soit son vrai problème, son souci, je présume, c’est, d’abord et surtout, d’engraisser son compte en banque, lui donner de l’épaisseur, de l’ampleur, des rondeurs (j’ai vu ses vidéos, c’est du bidon pur jus, du pipeau, de l’emprunté faribole, du brumeux verbeux, de la confiture virtuelle). Avec son coaching minceur, il fait un malheur et son beurre le docteur. Il vous coache tous les matins, le soir, vous lui faites un rapport et il corrige vos écarts (des milliers d’individus coachés en même temps, balèze le mec!). En quatre phases sa méthode: la phase d’attaque, la phase de croisière, la phase de consolidation et la phase de stabilisation, j’ajouterai deux autres phases, la phase de conditionnement et la phase d’infantilisation. C’est que c’est un fin limier des kilos en trop Dukan, un vrai chasseur du surpoids, le terminator des calories en surnombre. Foutaises! oui foutaises, manipulation et imposture. Vous avez aussi l’autre loustic, qu’on voit partout, l’expert spécialiste en nutrition avec son savoir maigrir à la carte, abonné des plateaux télés, qui se dit honnête et sincère, qui prétend, lui aussi, avoir fait maigrir des milliers de personnes, l’immense Jean Michel Cohen, le magicien qui détient les secrets du savoir manger qui est le seul au monde à faire maigrir même des lampadaires. Foutaises, manipulation et imposture… Il y a quarante cinq ans, j’avais quinze ans, je pesais cent cinq kilos, j’étais asthmatique, abandonné par ma mère, en échec scolaire, livré à moi-même, moqué, humilié, j’ai décidé, du jour au lendemain, de maigrir, tout seul, comme un grand et cela fait quarante cinq ans que je m’y tiens par une discipline de fer et ma seule méthode, c’est la connaissance de moi-même. Cela ne m’a pas coûté un centime et n’a pas coûté un centime à la société. Le vrai secret, c’est, avant tout, d’apprendre à se connaitre, être maître de soi, avoir de la volonté, faire gaffe à sa nourriture, être sobre, ne dépendre de personne, se bouger un peu, avoir de l’humour, considérer son corps comme le sanctuaire de son âme en le traitant avec respect, se faire confiance et ne pas laisser les autres décider à notre place de nos choix de vie, qu’ils soient médecins, experts, spécialistes en tous genres, politiques, médias, famille, conseillers etc, etc…Je pensais, naïvement, que la modernité et le progrès, permettraient à l’Homme d’être plus autonome, plus libre, or, il en est rien. Le progrès a engendré, paradoxalement, une prolifération d’addictions de toutes sortes, un nombre de problèmes incalculables et un foisonnement d’individus sensés apporter des solutions miracles sans presque jamais de résultats tangibles si ce n’est une infantilisation généralisée et une amélioration très sensible du niveau de vie de ces soi-disant créateurs de méthodes révolutionnaires. Les hommes n’ont jamais été aussi peu responsables, aussi désespérés, aussi prisonniers d’un univers carcéral collectif et surtout urbain qu’ils se sont eux-mêmes fabriqués. Au lieu d’être concentrés sur leurs propres ressentis et intuitions, ils sont constamment sollicités à sortir d’eux-mêmes, épousant des futurs qui ne leur appartiennent pas et ignorant du même coup leur vraie personnalité…Le charlatanisme marchand et le charlatanisme sentimental, deux des nombreuses plaies d’une société devenue hypocondriaque, perverse et pornographique …Ibara

Un soleil dans l’oreille (texte et peinture d’Ibara)

Un soleil dans l’oreille

Un soleil dans l’oreille

 je m’éveille aux merveilles d’un monde qui sommeille

j’écoute l’odeur du silence

elle me parfume l’Esprit

multipliant mes chances d’être un jour surpris

par l’oeillade troublante

d’une chanteuse ambulante…Ibara

Illustration: détail grande peinture murale (format 10m/2m50)

Tous ruinés dans dix ans? (texte et dessin d’Ibara)

Tous ruinés dans dix ans?

Tous ruinés dans dix ans! qu’il nous dit, nous écrit, nous prévoit le grand devin Attali avec ses paroles de venin. Dans dix ans tous ruinés? Sauf lui, c’est sûr, lui et ses potes au blaze mou, bas du cul et triple bourrelés. C’est certain, ils sauront assurer leurs arrières quand viendra l’heure des grandes hécatombes. Ils seront aux premières loges les lascars! pour nous voir nous tordre en convulsions simiesques de douleurs atroces, nous la plèbe des sous hommes abrutis de produits marketing pornographiques, j’vous dis moi, aux premières loges qu’ils seront, avec des lunettes spéciales et des combinaisons appropriées pour éviter les contaminations radioactives et bactériologiques. Tous ruinés dans dix ans? Non Jacques, tu fais exprès de te gourer, pour nous égarer, pour nous créer une autre peur, pour faire diversion, parce que, toi tu sais, tu sais ce qui se trame dans les arrières boutiques du pire des Empires, tu es dans le secret des Démons. En attendant, tu fais ton beurre sur nos futures grandes douleurs en publiant chaque année un bouquin de prophète à malheurs…Ibara

Histoire ultra courte d’Ibara N°6 (dessin d’Ibara)

La recette préférée du tueur

Une heure du matin, dans un hangar, loin des regards, Edouard Bocard, le tueur en série, s’active, avec concentration, dans un petit espace transformé en cuisine improvisée. Cela fait une heure que son dernier trophée trempe dans une grande casserole l’eau froide. Considérant que cela est suffisant, Il décide de le retirer du récipient, le pose sur un grand torchon propre, puis, délicatement, lui retire la peau et les petits déchets jusqu’à ce qu’il devienne presque blanc. Ensuite, toujours avec délicatesse et même avec tendresse, il le dépose, en s’aidant de deux grandes cuillères, au fond d’un fait-tout rempli au trois quart d’eau bouillante et salée. Il le laisse ainsi frémir à peu prés cinq minutes, l’éloigne du feu quelques instants, retire son trophée de l’eau, l’éponge et le pose doucement sur une grande assiette, en même temps, dans une large poêle il fait cuire du beurre auquel il ajoute une cuillerée à soupe de chapelure qu’il laisse dorer. Une fois cette opération terminée, Edouard déverse sur le plat la mixture brûlante. Il fait chauffer du vinaigre qu’il verse sur  son met favori, il termine en le saupoudrant de persil haché et en le garnissant de cornichons. Edouard salive, s’assoit enfin, fait sa prière et commence, avec délectation, à savourer le cerveau de sa dernière victime…Ibara

La paella explosive! (texte et peinture d’Ibara)

La paella explosive

Oran, 1955, j’ai cinq ans. Comme à son habitude ma mère crie. Aujourd’hui, elle menace de ne pas faire à manger si elle n’a pas du persil arabe pour sa paella de midi. Des invités importants sont attendus. Mon père tente de la calmer. Mon frère pleure, il n’a plus sa tétine, on lui a supprimée il y a quelques jours. Ma mère s’énerve encore plus, c’est papa surtout qui l’énerve, elle ne supporte pas sa placidité. Autant il est calme, silencieux et introverti, autant elle est excitée, hystérique et extravertie. « Tu vas immédiatement me chercher du persil au marché arabe! » qu’elle ordonne « mais enfin! ce n’est pas indispensable », sa réponse la fait littéralement exploser, elle s’empare d’une assiette et la projette contre le mur, j’en reçois un morceau sur la tête et, sans en connaitre la signification mais l’ayant entendu dire, je pousse « un merde! » retentissant. Elle s’arrête net dans sa fureur et me regarde stupéfaite, la bouche ouverte, muette. Après un court instant d’inspiration, elle se rue sur moi, me saisit vigoureusement, fonce à la cuisine, ouvre un placard, attrape le bocal de piment de Cayenne et tout en me maintenant fortement avec son bras gauche, plonge sa main droite dans le récipient, prend une bonne dose de piment et me l’enfourne brutalement dans la bouche. La brûlure est instantanée. J’ai l’impression que ma langue s’est embraser et que ma figure va s’enflammer. Mon père rapplique par derrière  et essaie de me libérer, elle se retourne, lui crache dessus et lui balance un coup de pied, puis elle s’élance sur le balcon de la cuisine et me tient à bout de bras au dessus du vide (nous habitons au 3e étage). Je vois la rue dix mètres plus bas, ma bouche est en feu, ma vie est en jeu et je ferme les yeux. « Tu vas immédiatement me chercher du persil arabe ou je me jette du troisième étage avec le gosse! tu m’entends? ». D’après les invités, la paella fut excellente…Ibara

Illustration: détail d’une très grande peinture murale (format 10m/2m50)

Dans les méandres de mon âme (texte et peinture d’Ibara)

Dans les méandres de mon âme

Dans les méandres de mon âme, par endroits, sont blottis, les démons de l’oubli…

Monstrueux et calmes, ils sont prêts à bondir sur mes souvenirs des temps engloutis…

Il ne me reste que l’instant

une étincelle dans l’infini

 une parcelle d’éternité flottante dans le néant…Ibara

Illustration: grande peinture de ma série Les empreintes d’étoiles

La trahison du fils? (dessin d’Ibara)

Le miroir, le révolver et la phalange (texte d’Ibara)

Je suis devant, mon frère jumeau est en retrait

Le miroir, le révolver et la phalange

Oran 1957. J’ai à peine sept ans. Un soir du mois de juin. Je suis chez ma grand-mère. Il y a autour de la grande table du salon une partie de la famille. Je viens de faire rire tout le monde en imitant le toréador, mon frère jumeau faisant le taureau. Tournant le dos à un grand miroir au cadre doré, ma grand-mère est assise sur un large fauteuil rouge, je suis debout appuyé sur elle, je suce mon pouce. Assises autour de la table, les femmes parlent entre elles, moitié en français et moitié en espagnol. Leurs thèmes de prédilection ce sont les maladies et les médecins. A leurs yeux, ils sont des Dieux. Il y en a un en particulier qui est plébiscité, c’est le docteur Pardaillon, qui, en plus d’être médecin accoucheur, est un chirurgien de grand talent, un vrai Manitou, une véritable star. Il boite, mais cette claudication, loin d’être un handicap, accentue, au contraire, son charme, et, cerise sur le gâteau, il ressemble à Garry Cooper, le rêve pour toutes ces groupies. Devant lui, elles se pâment, frémissent et suintent des glandes. Elles en sont dingues du toubib, il les déboussole, les perturbe si fort qu’elles en mouillent leurs petites culottes. A part leurs maris, il n’y a que le médecin qui a le droit de les voir à poil. Alors, elles en profitent, elles accourent à la consultation pour se faire plaindre, parler de leurs petites humeurs, leurs petits tracas, leurs petites démangeaisons, leurs petites douleurs. Elles en rajoutent en pleurnichant un peu, tout en se faisant tâter le mamelon, l’hémorroïde ou le vagin gluant, des fois qu’une petite tumeur ne vienne se cacher sous les plis de leurs corps moites de désir, histoire d’intriguer le docteur, qui lui, pour se donner plus d’importance à leurs yeux ébaudis, en rajoute dans l’hypothèse, le doute, le probable. Il en devient tout sérieux, tout mystérieux, bien intime, bien compréhensif et tellement attirant. Enfin un homme, un vrai qui les comprend vraiment. Bref! Elles bavassent autour de la table alors que les hommes sont debout, entre eux. Dans un coin de la pièce, Jim, un chien berger dort paisiblement. Mon père au milieu de la bande montre un gros révolver ramené de la guerre. Une balle est coincée dans le barillet. L’arme passe de mains en mains. Chacun examine et triture l’engin. Un de mes oncles, un vrai baroudeur, se l’approprie et le tourne dans tous les sens. Il tente de faire tourner le barillet plusieurs fois et par trois fois il fait mine de viser en tendant le bras tout en appuyant à plusieurs reprises sur la gâchette, en vain, rien ne se passe. Il recommence une dernière fois et met son index devant le trou du canon. Une terrible détonation se fait entendre. Un vent brûlant frôle ma joue. Le miroir derrière moi éclate avec fracas projetant violemment des centaines de morceaux de verre. Le chien réveillé en sursaut hurle à la mort. Les femmes crient, les hommes gueulent. Ma grand-mère me protège de son corps. Mon père, affolé, m’arrache à elle et cherche à voir si je ne suis pas blessé. Mon oncle, la main en sang, court dans tous les sens à la recherche de sa phalange perdue. Sa femme s’accroche à lui en pleurs, tandis que les autres l’entraînent vers la porte pour l’emmener à l’hôpital. Une de mes tantes est allongée sur le sol et tremble comme une possédée. Mon frère la regarde hébété. Une autre, dans les pommes, se fait éventer par une cousine. Déjà, ma mère, munie d’un balai et d’une petite pelle, entreprend de nettoyer la pièce. Le temps passe et ne lasse pas le passant impatient…Ibara

Le chevalier des étoiles ( grand dessin d’Ibara)

Le chevalier des étoiles

Grand dessin (format 70cm/50cm) à la plume, encre de Chine noire et couleurs sur papier torchon intitulé le chevalier des étoiles. Ce dessin, retrouvé dans mes cartons, a été réalisé en 1971, j’avais 21ans. A l’époque, j’avais été sélectionné, en présentant cinq dessins de ce style, au Prix  international du dessin Pierre David Weill au Beaux Arts de Paris réservé aux moins de trente ans. Nous avons été une dizaine à  être exposés quai Conti pendant une dizaine de jours. C’est vrai que, lorsque aujourd’hui, je vois les mangas et autres gribouillages de dessins de BD sans consistance trop inspirés par la photo, le ciné, la télé, les clichés urbains, l’utilisation de l’informatique et l’absence de connaissance anatomique, je me dis que l’époque, dans son ensemble, manque singulièrement d’exigence, d’imagination et se satisfait de facilité, de trucages et de travail peu abouti…Ibara

Gardien de la cité atlante (peinture d’Ibara)

Gardien de la cité atlante

Peinture huile sur toile (format 1m10/80cm) de ma série « Les gardiens » réalisée pendant l’hiver 1999. Ces peintures représentent ces êtres mi-hommes, mi animaux qui étaient considérés, par la majorité des atlantes, comme des esclaves et étaient souvent très maltraités. Ayant été moi-même un atlante (j’en ai eu la preuve à de nombreuses reprises dans ma vie), j’ai toujours défendu, au péril de ma vie, ces créatures monstrueuses en apparence mais si sensibles en réalité. Ainsi, surtout l’hiver, leurs âmes gémissantes viennent me rendre visite et me protègent des dangers invisibles du commun des mortels…Ibara

L’oiseau mangeur de cerveau (grand dessin d’Ibara)

L’oiseau mangeur de cerveau

Grand dessin (format 80cm/60cm) à la plume, encre de Chine et crayons de couleurs, réalisé il y a plus de 40 ans, j’avais à peine 20 ans, je me souviens avoir participé à une exposition de groupe à Paris dont le thème était, déjà à l’époque, l’influence de la télévision sur les cerveaux humains. J’avais proposé ce dessin ainsi que deux autres que je n’ai plus aujourd’hui…Ibara

La maléfique trinité (grand dessin d’Ibara)

La maléfique trinité

 Trois religions monothéistes qui prient le même Dieu diabolique. Principale source, depuis des siècles, des plus grands malheurs de l’Humanité…Ibara

Illustration: très grand dessin (1m/80cm) à la plume et encre de Chine sur papier torchon