portrait de Giagia (peinture huile sur toile d’Ibara)

portrait de Giagia (peinture huile sur toile d’Ibara-format: 41cm/33cm)

Giagia est une vénérable dame grecque nettement plus proche de ses cent ans que de ses vingt ans.

Giagia est la mère d’Evangélina.

Evangélina est la mère d’Alexandros et d’Aristotélis.

Lorsque j’ai fait la connaissance de Giagia, j’ai tout de suite été charmé et impressionné par sa personnalité et par son visage où semblent inscrites dans les sinuosités de ses rides toutes les tragédies grecques de l’antiquité à nos jours. Aussi il ne me restait pour lui rendre hommage qu’à réaliser son portrait…Ibara

Tête d’aigle (peinture d’Ibara)

« Tête d’aigle » peinture huile sur toile (format:1m/1m)

C’est un vieil aigle

qui tenta toute sa vie

de voler très haut.

A présent,

épuisé, miro et tout dégarni,

il attend,

serein et espiègle,

la fin de la partie…

Ibara

Deux natures mortes (peintures d’Ibara)

peinture huile sur toile intitulée « Tois poires » (format: 50cm/50cm)

peinture huile sur toile intitulée « Citron et betteraves » (format: 55cm/46cm)

Remake sanglant (texte et encre d’Ibara)

Voici un extrait d’un texte que j’ai écrit en novembre 2012 concernant le conflt entre les israéliens et les palestiniens. Presque deux ans plus tard  la situation n’a pas changé…

Hier, Jean-Pierre m’a pris la tête avec le conflit israélo-palestinien. Il est bien sûr du côté du pauvre peuple de Gaza martyrisé par l’ogre Israélien. Au début, je lui ai dit que je n’entravais pas grand chose à ce conflit, tant il est compliqué pour mes méninges d’européen, mais que j’étais d’accord avec lui, surtout concernant le sort des enfants et des populations civiles, et puis au bout d’un moment, il a vraiment commencé à me gonfler, alors j’en ai eu marre et je lui ai répondu:

 «Parce que tu crois vraiment qu’ils feront un jour la paix au moyen orient? Mais tu te leurres complètement mon vieux. Les juifs et les arabes sont cul et chemise sanglantes depuis belle lurette. Ils adorent ça se foutre sur la gueule. C’est leur fond de commerce tragique. Ils en redemandent du conflit extrémiste religieux. Ils sont frères de larmes de crocodile. Jamais au grand jamais ils ne feront l’union sacrée des sémites universelle. La fraternité a des limites mon cher, des limites bibliques, des limites de peuplades obstinées. Leurs caboches sont brulées depuis le règne du premier roi des sables par le soleil implacable du désert. Leur saga éternelle de familles décomposées est une histoire de rivalité tribale qui remonte à la nuit des temps. Ils ont la guerre dans la moelle épinière. Ça les maintient en survie intrépide la castagne séculaire. Frères ennemis qu’ils sont. Avant même Abraham, ils devaient déjà se tabasser comme des chiffonniers. Depuis Noé, ils se lavent dans le même bain du sang des martyrs et ça les rend fous furieux de haine! C’est pourquoi un arabe ne peut pas être accusé d’antisémitisme. C’est un non sens. Une anomalie métaphysique. L’arabe et le juif sont jumeaux tête-bêche, mystiques, hystériques et susceptibles. Comme les deux doigts d’une main coupée ou les deux couilles d’une pine éboutée, ils se ressemblent. Ils sont originaires des mêmes territoires rocailleux et cuisants. Ils jactent les mêmes dialectes à multiples facettes et sont affranchis, dès leur plus jeune âge, aux mêmes combines des livres aux lois alambiquées. Ils sont maîtres du double langage qui désarçonne l’occidental et rassure l’oriental. Sans compter que pour compliquer les choses, les arabes ne s’entendent pas entre eux, si on y ajoute leur démographie galopante, la promiscuité qui les étouffe, une indiscipline congénitale et leurs cervelles farcies de versets coraniques qui obstruent leur clairvoyance, c’est tout simplement la catastrophe pour eux. Ils sont coincés dans leur prè carré temporel et spirituel. Alors forcément, dans cette lamentable tragédie immémoriale, les juifs ont toujours un coup, voire même dix coups d’avance sur leurs pitoyables frangins matamores. Dans ce drame, il y a deux poids deux mesures, mon cher Jean-Pierre, à tous les coups les juifs gagnent et tirent leur épingle de ce sempiternel jeu de poker maléfique et menteur. C’est que la diaspora ça t’enrichit l’expérience humaine, ça donne du répondant, de l’entregent et du vif argent. Vois tu, le danger majeur, c’est que le théâtre de ces opérations guerrières antédiluviennes, qui en réalité n’aurait jamais du nous concerner, est en train d’infester nos pensées et nos contrées et risque de provoquer, à tout moment, une guerre civile particulièrement sanglante!…»…Ibara

Hécatombe (texte et peinture d’Ibara)

Détail grande peinture acrylique sur toile (format:3m/2m10) réalisée lors d’un spectacle le 20 juillet 2014

Même sur les tombes

Tombent

Les bombes

Hécatombe!…

Ibara

Le bon berger (texte et peinture d’Ibara)

« Les yeux du loup » (détail peinture d’Ibara)

Le bon berger

Le loup est entré dans la bergerie.

Les moutons ont dit:

« Bonjour Loup! »

Le loup a répondu:

« Bonjour moutons! »

Les moutons ont dit:

Loup, as tu vu notre berger? »

Le loup a répondu:

« Oui, je l’ai vu et je l’ai mangé »

Les moutons ont dit:

« Tu as mangé notre berger!

Ce n’est pas bien vilain méchant loup!

Il nous protégeait.

A présent, nous sommes perdus.

Qu’allons nous devenir? »

Le loup a répondu:

« Ne vous inquiétez pas.

Je serai votre nouveau berger.

Je vous protégerai et je vous raconterai de belles histoires »

Les moutons ont dit:

« Merci loup!

En échange que pourrions nous faire pour te faire plaisir? »

Le loup a répondu:

« Rien, juste me donner votre laine et me servir de garde manger! »…

Ibara

 

Ail et pomme de terre (peinture d’Ibara)

peinture huile sur toile (format: 50cm/50cm)

14 juillet

Ma mie me dit:

« J’entends sur France-infos

Que sur les Champs

On a sifflé le Président

Sont-ce des fachos?

Sont-ce des intermittents? »

« Nenni! Ma mie!

Rien de tout cela!

Juste un peu de bruit

Dans l’entrejambe d’un chef d’Etat!…

Ibara

Citron (peinture d’Ibara)

peinture huile sur toile (format: 30cm/30cm)

Citron (huile sur toile d’Ibara)

Un citron! Le sujet parait simple à traiter en peinture. Pourtant quel parcours difficile pour tenter de révéler le sens caché des choses. Ainsi, dans ce petit tableau, j’ai voulu donner une présence silencieuse et ésotérique à ce citron. Il en devient une image sacrée, telle une icone nimbée d’une lumière mystérieuse…Ibara

Le roi Zob (texte et peinture d’Ibara)

peinture huile sur toile de la série intitulée ‘Paysages imaginaires »

Le roi Zob

C’était à la fin des années soixante et au début des années soixante dix. A l’époque, je vivais dans une Habitation à Loyer Modéré de la région parisienne. 

Des enfants, elle en pondait tellement madame Smala, que dans le quartier, on l’avait surnommée « La reine des abeilles ». Douze qu’elle en avait. Depuis douze ans qu’elle était mariée. Un chaque année. Six filles et six garçons. Une année xx, une année xy. Elle était réglée comme le versement des allocations familiales madame Smala.

Son mari, Clarence, ne travaillait pas. Il était toujours fatigué. Il passait ses journées au lit, devant la télé, à fumer des cigares et à siroter des bières. Il disait que dans sa jeunesse il avait attrapé une étrange maladie qui l’avait rendu inapte au travail. D’ailleurs, il percevait une pension pour invalidité. Dans le quartier, on l’avait surnommé « Le roi Zob ». Etant donné le nombre conséquent de ses membres, la famille Smala occupait dans la cité deux appartements. Un jour, le « Roi Zob » a attrapé une mauvaise bronchite qui l’a emporté.

Le décés de son mari ne l’a pas émue plus que ça madame Smala. Elle n’est pas restée longtemps veuve. Le « Roi Zob » a très vite été remplacé par son frère Gaétan qui souffrait comme son frangin de la même maladie attrapée dans sa jeunesse. Inapte au travail et pension pour invalidité. Il passait lui aussi ses journées au plumard devant la télé, à fumer des cigares et à siroter des bières. Dans le quartier, on l’avait surnommé « Le roi Zob II ».

En attendant, réglée comme une horloge cosmique « La reine des abeilles » continuait à mettre au monde chaque année des petits Smala. Quand j’ai déménagé en 1974 elle avait atteint le chiffre respectable de seize. Huit filles et huit garçons…Ibara

Une pomme (peinture d’Ibara)

Une pomme 

peinture huile sur toile format 40cm/30cm

Un sujet tout simple

Dehors il pleut

Silence dans l’atelier

Revenir au classique

Rien de tel

Bien être…

Ibara

Fragile vérité (texte et peinture d’Ibara)

peinture huile sur toile de la série intitulée ‘Paysages imaginaires »

Fragile vérité

Elle, c’est Lili. Elle est championne de catch. Elle est grande. Elle est forte. Nue, elle pèse 129kg et 60gr.

Lui, c’est Riri. Il est champion de rien du tout. Il est petit. Il est chétif. Nu, il pèse 43kg et 20gr.

Tout sépare Lili et Riri, pourtant ils sont mariés depuis plus de dix ans. On ne sait pas trop pour quelle raison, mais Lili a toujours eu du mal à supporter Riri. « C’est fou ce que tu peux m’énerver » lui dit-elle souvent. Alors, dès qu’elle en a l’occasion, et l’occasion se présente fréquemment, Lili cogne et insulte Riri, comme ça, pour un oui, pour un non, pour un rien du tout, c’est tous les jours que Riri se fait tabasser et se fait injurier.

Malheureusement, Riri ne fait pas le poids. Il craint Lili. Il n’ose se plaindre. Si les gens savaient, il se moqueraient de lui. Alors il se tait. Il se réfugie dans le silence de sa honte. Lili en profite. Verbalement et physiquement elle le domine. Elle se défoule sur lui. Elle dit que ça lui fait du bien. Elle a l’art et la manière de le culpabiliser. Riri est son souffre douleur chéri, son prisonnier tant aimé.

Hier soir pourtant, Lili a tapé Riri encore plus fort que d’habitude. Amoché et épuisé par le trop plein d’attention que lui porte son épouse, Riri a réussi, par miracle, à s’échapper des grosses paluches de son bourreau et c’est en courant qu’il s’est rendu à la gendarmerie pour porter plainte. Il a tout déballé de son enfer au quotidien. Tous les gendarmes et toutes les gendarmettes de la gendarmerie lui ont ri au nez.

Ils ne l’ont pas cru. «Un homme ça ne se fait pas battre par une meuf !» lui a dit ironiquement le capitaine des gendarmes d’origine maghrébine.

Dépité et humilié, Riri est rentré au domicile conjugal en rasant les murs.

Derrière la porte d’entrée de la maison, Lili, une batte de base-ball à la main, l’attendait impatiente.

Brusquement, dans la pénombre incertaine, des coups, d’une puissance incroyable, telle une pluie diluvienne d’enclumes phénoménales, se sont abattus avec une violence inouïe sur la tête, le cou, les bras, les mains, le ventre, le dos, les pieds et les jambes de Riri. Épouvanté et surpris Riri est tombé à terre, le corps transformé en quelques secondes en un magma de chair, d’os et de viscères recouvert de sang frais, écarlate et bouillonnant. «Ah! Petite ordure, alors comme ça, on va tout cafter aux gendarmes! Hein! Salaud d’homme!» hurlait, dans la nuit silencieuse, Lili, ulcérée, les yeux exorbités de haine explosive. Alors que son mari ne réagissait plus, elle continuait pourtant, dans un déploiement de violence hallucinée, à marteler de gnons enragés la bouillie sanguinolente étalée sur le carrelage glacé, rouge et noir.

Quand le SAMU, les pompiers, les flics, alertés par les voisins, sont arrivés sur place, Lili, épuisée a tout avoué. Elle a raconté à sa sauce et en larmes tout ce qu’elle endurait quotidiennement depuis des années. « Malgré les apparences, Riri était un homme violent » disait-elle. « Je devais à chaque fois me défendre. Ce n’est pas de ma faute s’il est mort. C’est un accident.».

Attentive et impressionnée par ce témoignage émouvant, l’inspectrice d’origine africaine a tout gobé des mensonges de Lili. Après quelques minutes de réflexion, elle en a conclu que Lili était en légitime défense et que de ce fait, elle n’avait vraiment rien à se reprocher. Ses collègues, qui étaient présents, l’ont unanimement approuvée. Tous ont félicité Lili pour son courage. Les flics bien entendu, le médecin du SAMU, les deux ambulanciers et les pompiers.

Trois jours plus tard, Riri était incinéré. L’affaire a vite été classée. Ce n’était plus qu’un mauvais souvenir. Une nouvelle existence allait commencer pour Lili. Heureusement, grâce à l’assurance vie qu’avait contractée Riri au profit de sa moitié (sic!), Lili pourra vivre aisément le restant de ses jours. En attendant, c’est en toute quiétude que Lili va se préparer aux prochains championnats du monde de catch féminin qui auront lieu dans quelques mois à Santiago du Chili…Ibara

1-O!

peinture huile sur toile d’Ibara de la série « Paysages imaginaires »

1-0!

=

 La tête à coco

Gloups!

Couic!

Le coq est aphone

Devant la puissance teutonne…

Ibara

Hommage à Vermeer (peinture huile sur toile d’Ibara)

Jeune fille à la perle d’après Vermeer

Excellent et redoutable exercice d’humilité qui me permet de mesurer le long chemin qu’il me reste encore à parcourir, malgré ma déjà longue expérience, avant d’atteindre la perfection et la profondeur de l’immense VermeerC’est un travail qui m’a été commandé par un amateur d’art des plus éclairés et des plus raffinés. J’ai réalisé la copie de l’oeuvre de Vermeer à la peinture à l’huile et à l’ancienne d’après une photo très fidèle à l’original exposé au Mauritshuis de la Haye. J’ai éprouvé beaucoup de joie à effectuer ce travail. J’ai utilisé la méthode de technique de peinture à l’huile, inspirée de la tradition, de Xavier de Langlais. Méthode qui m’a été enseignée par le peintre italien Mario Carrara, il y a de cela plus de quarante ans. Ce travail m’a permis également de me remémorer l’époque où je travaillais dans la restauration de tableaux...Ibara 

copie réalisée par Ibara peinture huile sur toile au format de l’original 47cm sur 40cm exposé au Mauritshuis de La Haye

la photo de l’original

Jo (texte et dessin d’Ibara)

dessin plume et encre de Chine

Jo

En 1963, je vivais à Strasbourg.

La maison où j’habitais était sombre et sentait le moisi. Le parquet était défoncé par endroits et les murs suintaient du trop plein d’humidité.

Une étuve l’été, une glaciaire l’hiver.

Le jour où J.F.K. a été assassiné, ma mère, au lieu de nous faire à manger, s’est mise à pleurer à gros sanglots parce qu’elle trouvait que Kennedy était beau.

Evelyne, la femme de mon oncle Jo, qui était grosse, fausse et qui se grattait tout le temps le derrière parce qu’elle avait des hémorroïdes, pleurait aussi.

C’était de la comédie.

Elle n’aimait qu’elle, la cigarette, le pinard et se foutait éperdument du malheur des autres.

Du transistor tonitruant et grésillant posé sur la table de la cuisine à la toile cirée rouge et blanche, nous parvenaient en direct, minute par minute, les terribles nouvelles du drame qui se déroulait à Dallas.

Suspens tout chaud sorti du petit poste bruyant.

Entre la vie et la mort était le président des Etats-Unis.

Héroïque était sa femme Jackie.

Ma mère n’en finissait pas de sangloter.

La grosse Evelyne pleurnichait aussi.

Mimétisme et trémolos.

Agacé, j’ai éteint la radio pour les emmerder et je me suis sauvé jusqu’à la salle de boxe où s’entrainait mon oncle Jo…

Ibara

Portrait de Stéphane Mallarmé (texte et peinture d’Ibara)

Portrait de Stéphane Mallarmé (texte et peinture d’Ibara)

Stéphane Mallarmé

poète

1844-1896

Jean-Pierre est célibataire.

Il vient d’avoir quarante quatre ans.

Depuis quinze ans il travaille à la Lyonnaise des eaux.

Jean-Pierre est amoureux de Samantha sa collègue de bureau.

Samantha est mariée et à deux enfants.

Jean-Pierre est passionné par la poésie.

Un de ses poètes préférés est Stéphane Mallarmé.

Dés qu’il le peut, Jean-Pierre lit des poèmes de Stéphane Mallarmé à Samantha.

Pour lui faire plaisir Samantha lui dit qu’elle trouve les poèmes très beaux, même si elle ne comprend pas certains mots.

Cela émeut Jean-Pierre.

L’autre jour, c’était la fête de la musique, la fête du tintamarre et du cauchemar comme dit mon cousin Gaspard.

A cette occasion, Jean-Pierre, qui considère la poésie comme de la musique, a décidé d’offrir à Samantha le poème intitulé « Soupir » de Stéphane Mallarmé.

Alors qu’il est en train de lire à haute voix, voilà qu’entre inopinément dans le bureau, Dumbia le stagiaire d’origine sénégalaise.

Cette soudaine intrusion fait bafouiller Jean-Pierre qui en rougit de confusion.

Dumbia s’en excuse et pour la peine décide de leur chanter à capella une chanson de rap de sa composition.

A la fin de la chanson, Samantha est folle de joie et saute au cou de Dumbia pour l’embrasser.

Depuis, Dumbia et Samantha ne se quittent plus.

Samantha a quitté son mari et ses enfants pour vivre avec Dumbia.

Pour tenter de séduire Samantha, Jean-Pierre a laissé tomber la poésie et s’est mis à faire du rap.

Mon petit doigt me dit qu’il a peu de chance de réussir…

Ibara